L’été pleure ses dernières larmes

 Et le vent d’équinoxe

S’acharne sur les feuilles,

Septembre va partir inexorablement,
 Impitoyablement.

Il sait qu’il sera l’automne, douleurs, larmes,

Dans la ronde des jours trop courts.

Branches tordues par ses griffes en rafales,

Vagues blanchies à l’assaut des rivages,
Fleuves grossis qui inondent leur berges,

Et puis le sourire du pitchoun 

Qui assèche les yeux,

Qui estompe les rides,

Qui calme les sanglots.

Alors Été, pleure tes larmes de pluie,

Qu’importe,

Il trottera, l’enfant, lorsque tu reviendras.
Helen Turold

imagesS81L01H3